Bienvenue

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L '_ I N T E R P R E T E


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Anne Harper, interprète pour l'Angleterre à l'OTAN,
mène une vie bien tranquille à Bruxelles, en compagnie
de son époux. Mais tout son quotidien va être
chamboulé le jour où elle se fait accuser d'espionnage.
Convaincu d'avoir fait part d'informations confidentielles
au gouvernement iranien, elle se fait arrêter par la police.
Seulement elle réussit à s'échapper lors d'un
interrogatoire et va trouver refuge près de Geoffrey
Branden
, un détective privé, mais également son meilleur
ami d'enfance. Alors que celui-ci tente de l'aider,
l'inspecteur Anton Rougemont mène l'enquête pour la
retrouvée. Seulement petit à petit, il découvre les secrets
qui se cachent réellement derrière cette conspiration...





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.: Casting Principal :.

Sarah Wayne Callie – Anne Harper
Wentworth Miller – Goeffrey Branden
Sean Penn – Anton Rougemont





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.: Mes Autres Histoires :.

Histoire d'une Deuxième Chance
Victime ou Meurtrier ?
Retour au Ranch





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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 12:29

Modifié le samedi 20 janvier 2007 06:33

Note de l'auteur



T R A I L E R


Musique of
Requiem For A Dream



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N O T E _ D E _ L ' A U T E U R


J'ignore où cette histoire va me mener, ni même si je la terminerai. Pour l'instant je ne la considère que comme un essais... En ce qui concerne le casting principal, évidement il n'est pas choisit au hasard. Sarah Wayne Callies et Wentworth Miller car je les ai découvert dans Prison Break –ma série coup de c½ur <3 du moment- et parce que leur prestation m'a vraiment charmée. Surtout celle de Wentworth Miller que j'avais pu découvrir dans d'autres productions avant (notamment Dinotopia) mais auxquels je n'avais fait plus attention que ça. Sinon Sean Penn pour l'inspecteur, car c'est « un grand monsieur » :p. Non sérieusement, j'ai pu voir pas mal de film dans lesquels il a joué (Mystic River de Clint Eastwood, Les Fous du Rois avec Jude Law ou encore The Interpreter avec Nicole Kidman) et chaque foi j'ai adoré !! Je sais qu'il a réalisé pas mal de films également, mais je n'ai pas encore eu l'occasion d'en voir :( mais je vais remédier à ça !!
Sinon pourquoi une intrigue ? Pourquoi une traductrice interprète ? Pourquoi le monde de l'OTAN ?
Une intrigue, tout simplement parce que j'ai une passion incontestable pour les thrillers. Les derniers en dates que j'ai vu étaient The Life of David Gale, The Interpreter.
Une traductrice interprète, non pas à cause du film l'interprète que j'ai vu, mais parce que ce sont les études que je fais, parce que c'est mon univers professionnel futur.
L'OTAN tout bêtement à cause d'un article de journal. C'est de cet article que m'est venu l'idée de cette fiction... Il mentionnait le fait qu'une interprète britannique était soupçonnée d'avoir livrer des informations confidentielles à l'Iran.

Maintenant, même si j'ignore encore ce que cette histoire va devenir, j'espère au moins qu'elle vous plaira.



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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 14:55

Modifié le lundi 26 novembre 2007 09:27

Chapitre I

Chapitre I



C H A P I T R E _ I



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Anne Harper, une jeune femme d'un peu plus d'une trentaine d'année, marchait paisiblement dans les rues grises de Bruxelles, en direction du carrefour Schuman où elle prenait le bus pour se rendre à l'OTAN. Elle n'avait pas besoin de se presser le matin, partant toujours très à l'avance, et n'utilisant que les transports en communs. A Bruxelles, c'était de la folie que de prendre sa voiture le matin, avec tout le trafic qui y régnait. De temps en temps, elle croisait certains de ses collègues, prenant le même bus qu'elle, mais la majorité du temps, elle faisait le trajet toute seule.

Arrivée à destination, elle marcha encore quelques minutes en direction de l'entrée du bâtiment principal de l'OTAN, et s'engouffra vite à l'intérieur, laissant derrière elle le froid et la grisaille de ce moi de décembre. Comme toujours, on lui demanda de présenter sa carte, ainsi que de passer sous le détecteur à métaux avant de pouvoir rejoindre ses locaux.
Elle commençait généralement sa journée par de petites réunions pas trop fatigantes avant d'interpréter lors de sommets plus important. Son rythme de travail était extrêmement régulier : une heure d'interprétariat suivit de deux heures de pauses, du à la concentration énorme que son travail lui demandait. L'erreur ne lui était pas permise, et elle ne pouvait surtout pas s'arrêter pour réfléchir à la signification d'un mot, car des centaines de diplomates comptaient sur elle.

-Alors ? Et ton week-end Anne ?

La jeune femme sursauta en entendant son prénom alors qu'elle s'apprêtait à monter les escaliers du couloir principal, et lorsqu'elle se retourna, aperçu l'une de ses collègues et amies.

-Oh, c'est toi Déborah. Tu m'as fait peur !
-Excuse moi...
-Ce n'est rien.
-Alors ton week-end ?
-Patrick m'a emmené à la campagne en Ardenne, dans la maison de ses parents, où j'ai pu un peu me changer les idées. Ca m'a vraiment fait du bien !
-Oui, j'imagine. Tu le remercieras pour la bouteille de champagne de vendredi soir !
-Pas de problème !
-Sinon, tu as eu des nouvelles de ta mère ? Je veux dire, en ce qui concerne le décès de ton père ? demanda plus discretement Déborah.
-Non. Pourtant, je lui ai envoyé le faire-part bien avant l'enterrement, mais elle n'a donné aucuns signes de vie.
-Je suis désolée...
-Ne le sois pas ! Parlons plutôt de ton week-end passer à la mer...

Les deux jeunes femmes continuèrent à discuter de tout et de rien, tout en se dirrigeant vers leur cabine.

-Oooh dis, Anne, tu as entendu ? Vendredi, il y a quelques diplomates du gouvernement Iranien qui se présentent lors d'une réunion. Apparemment, c'est à cause de cette histoire de fabrication d'armes nucléaires...
-Oui, je sais, ça va nous faire beaucoup de boulot...
-Oui, effectivement. Bon, il faut que je te laisse. Passe une bonne journée ! On se retrouver pour le déjeuner à 13h00 ?
-Ok, à tout à l'heure !

Déborah était une jeune femme enthousiaste et pleine de vie, toujours au courrant des dernières nouvelles ou des derniers potins, mais très consciencieuse dans son travail. Anne avait pu trouver en elle une alliée et une amie fidèle, lors de son arrivée à l'OTAN, car Déborah l'avait directement prise sous son aile. Depuis, les deux jeunes femmes ne s'étaient plus jamais vraiment quitter. Anne avait assisté au mariage de Déborah avec Pierre il y a quelques années, et Déborah fut sa demoiselle d'honneur lors de son mariage avec Patrick.



En rentrant chez elle le soir même, elle se sentait épuisée par cette dure journée de travail, alors que sa semaine ne venait que de commencer. Elle ouvrit distraitement la porte de son immeuble et alla comme a son habitude déposer son manteau dans la penderie sans vraiment prêter attention à ce qui l'entourait. Elle fut donc très surprise lorsqu'elle aperçu Patrick dans le salon, entrain de discuter autour d'un petit verre de whisky, avec un homme qu'elle n'avait encore jamais rencontrée.

-Ah, bonjour mon c½ur ! Comment vas-tu ? fit ce dernier tout en se levant et en allant l'embrasser tendrement. Je te présente Paul, il travail avec moi à l'ambassade...
-Enchanté. fit Paul.

Anne serra la poignée de main qu'il lui tendait et le dévisagea plus amplement.

-Ca ne te dérange pas qu'on soit venu boire un petit verre à la maison après le travail ? reprit Patrick.
-Non, non, pas du tout, il n'y a pas de problèmes !
-Et bien, je suis désoler de devoir m'enfuir comme ça, mais il faut vraiment que j'y aille. Le temps file à une vitesse pas possible. Patrick, merci pour le whisky ! Madame Harper, c'était un plaisir de faire votre connaissance !

Alors que son mari raccompagnait son invité, Anne se rendit dans la salle de bain pour se rafraîchir un peu le visage. Il lui semblait avoir déjà vu cet homme quelque part, mais elle ne pouvait se rappeler où ! Elle se dirigea ensuite dans leur modeste cuisine et se mit à la recherche de quoi préparer le dîner. Patrick la rejoignit, l'enlaça tendrement et déposa un timide baiser sur sa nuque.

-Je suis désolé... fit-il tout doucement.
-Non, il ne faut pas ! Tu as tout à fait le droit d'inviter qui tu veux et quand tu veux ! C'est chez toi aussi. C'est juste que je ne m'y attendais pas. En fait j'avais la tête ailleurs...
-Quelque chose te tracasse au boulot ?
-Non pas vraiment, c'est juste que j'aie eu une journée très chargée aujourd'hui, et ma semaine risque de ne pas être plus agréable...

Anne déposa un léger baiser sur les lèvres de son mari et alla se blottir contre lui.

-Ah oui, j'oubliais presque, lui dit Patrick, ta mère a appelé la tantôt*. Je n'ai pas trop osé aborder le décès de ton père avec elle, après tout je ne la connais pas, mais je lui ai dit que je te signalerais sont appel.

Anne écarquilla les yeux. Elle n'avait plus reparlé à sa mère depuis 5 ans, alors qu'elle venait de finir ces études à la prestigieuse université de Londres, et qu'elle avait quitter l'Angleterre pour retourner vivre à Bruxelles, sa ville natale. Elle avait seulement tenté de reprendre contact avec elle, quelques semaines auparavant après le décès de son père, mais en vain. Elle s'était alors fait à l'idée que depuis le divorce de ses parents, sa mère avait totalement tirée un trait sur son passé. Anne ne s'attendait plus à ce que celle-ci la rappelle et encore moins qu'elle discute avec son époux qu'elle n'avait jamais rencontrée.

-Merci. Je la rappellerai en fin de semaine...
-Tu es sure que tu ne veux pas le faire maintenant ?
-Non. Mon père a été enterrer la semaine passer, et elle ne s'est pas manifester, je pense qu'attendre encore quelques jours ne va pas la tuer !




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* Beaucoup doivent peut-être être mort de rire en lisant ce mot, mais moi, je dit vive les Belgicismes !! Après tout, mon histoire se passe à Bruxelles lol !!


# Posté le dimanche 14 janvier 2007 14:56

Modifié le dimanche 28 janvier 2007 05:29

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Anne n'avait guère dormi ces derniers jours, et sa fatigue se faisait ressentir dans la qualité de son travail. Elle savait qu'elle aurait du appeler sa mère le jour où celle-ci lui avait laisser un message, car il lui avait été impossible de la joindre depuis. Elle était trop occupée durant ces pauses pour le faire, et en soirée, une foi rentrée chez elle, elle tombait constamment sur son répondeur.

Aujourd'hui était un jour important à l'OTAN, car une grande conférence s'y tenait pour permettre aux diplomates iraniens de s'expliquer concernant les problèmes de la construction d'armes nucléaires, et l'interdiction d'accès des inspecteurs de l'agence internationale de l'énergie atomique à leurs installations de Téhéran. Le travail d'interprétariat de Anne devait donc être impeccable. La jeune femme se versa donc une double ration de café avant de se rendre à son lieu de travail. Elle y retrouva son amie Déborah à l'entrée, comme à son habitude.

-Alors ma belle, comment ça va aujourd'hui ? lui demanda son amie. Ouille, tu à l'air bien soucieuse. C'est encore ta mère ?
-Oui. Tu te rends compte, impossible de la joindre depuis 3 jours ! A croire qu'elle n'est jamais chez elle en soirée !
-Si tu veux tu n'auras cas tenter de l'appeler aujourd'hui durant un heure de pause ?
-Je ne sais, pas j'ai une traduction à remettre...
-J'irai la portée pour toi, il n'y a pas de problèmes !
-Merci Déborah ! Tu es vraiment un ange !
-Je sais... Un petit café pour commencer la journée ?
-Très bien !

Les deux jeunes femmes se rendirent donc à la machine à café tout en papotant, et en évoquant évidement les dernières nouvelles et les derniers potins. Elles se séparèrent ensuite pour se rendre chacune à la réunion pour laquelle elles interprétaient.

-On se retrouve un peu avant 10h00 ? demanda Déborah.
-Oui pas de problème !
-Comme ça on aura quelques minutes pour papoter avant cette importante réunion !
-D'accord.

Elles se séparèrent et commencèrent ainsi leur journée de travail.
Durant sa pause, Anne profita du conseil de Déborah et appela sa mère avant de rejoindre son amie.

« Bonjour. Vous êtes bien chez Diane et William Hillington. Nous ne sommes pas disponibles pour le moment, veuillez donc laisser un message après le bip. Merci »

La jeune femme raccrocha, plutôt déçue, et pris le temps d'aller déposer sa traduction avant de rejoindre Déborah.

-Tu tires une de ses têtes Anne, quelque chose c'est passé en réunion ?
-Non, non, j'ai juste suivit ton conseil et j'ai tenter d'appeler ma mère, mais je suis à nouveau tombé sur son répondeur.
-Tu sais peut-être qu'elle est partie en vacances pour quelques jours !
-Ce serait un peut ironique de m'appeler en ce qui concerne la mort de mon père, un jour avant qu'elle ne parte en vacance.
-Je sais, mais de la façon dont tu me parlais d'elle, ça semble être son genre...
-Oui, tu as peut-être raison.
-Enfin soit, n'y pense plus. On se voit ce week-end de toute façon, avec Patrick et Pierre.
-Oui, cette foi, c'est nous qui fournissons le champagne, j'insiste !
-Très bien !

Les deux jeunes femmes s'enthousiasmèrent donc de la petite soirée qu'elles allaient passer ensemble durant le week-end, avant de devoir se séparer à nouveau pour rejoindre leur cabine d'interprétariat.

-On se retrouve à la fin de la journée ! lui fit Déborah.
-Oui, à tantôt !

Anne entra donc dans sa cabine et salua les quelques collègues présent qui tout comme elle travaillait pour l'Angleterre. Elle déposa son sac et ses dossiers avant de prendre son casque qu'elle mis sur ses oreilles et d'allumer son micro. Elle vit la salle se remplir petit à petit avec des diplomates de nombreux pays différents. Lorsque la réunion commença, elle se concentra et fit son travail à la perfection. Ils évoquèrent d'abord l'interdiction d'accès des inspecteurs de l'AIEA qui avait déjà été discuté aux Nations Unies à New York, mais la conférence se tourna notamment sur les centrifugeuses nucléaires, dont l'Iran avait démenti l'installation. Les diplomates purent s'exprimer sur ce sujet et tenter de convaincre l'assemblée, mais rien ne changea l'opinion des diplomates à condamné la fabrication d'armes nucléaires en Iran. Le problème se pose toujours car attaquer l'Iran aboutirait à une catastrophe et risquerait d'inciter Téhéran à mettre au point une bombe atomique.

Anne rentra épuisée de sa journée chez elle, et fut heureuse de trouver son mari entrain de faire la cuisine.

-Bonsoir ma chérie ! lui dit Patrick en la voyant arrivée.

Anne se dirigea vers lui et déposa un tendre baiser sur ses lèvres.

-Olala, tu as l'air exténuée. Dure journée aujourd'hui ?
-Oui, effectivement, on a eu une grosse réunion qui se tenait à l'OTAN, tu sais, concernant tous ces problèmes avec l'Iran...

Patrick acquiesça et proposa à Anne d'aller se relaxer dans un bon bain chaud avant de passer à table. Il ne posait jamais trop de questions concernant les importantes réunions pour lesquels sa femme interprétait, car il savait que les réponses resteraient très vagues. Anne était tenue de garder toutes informations pour elle, tout ce qui se disait en salle de réunion, restait en salle de réunion, excepté ce que les diplomates acceptaient de livrer à la presse. Les interprètes étaient donc tenus à ce secret professionnel. Cela embarrassait souvent la jeune femme de ne pouvoir évoquer honnêtement son travail avec son époux, mais Patrick avait accepter cette situation et la respectait.




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# Posté le dimanche 28 janvier 2007 05:39

Modifié le dimanche 28 janvier 2007 06:41

Chapitre II

Chapitre II



C H A P I T R E _ I I



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Le lundi matin, Anne se réveilla assez sereine et contente d'avoir enfin passer une bonne nuit. Elle avait passé un week-end fabuleux avec Patrick, Déborah et Pierre, et se sentait chanceuse de les avoir autour d'elle en ces moments douloureux. Elle s'était finalement décidée à laisser un message sur le répondeur de sa mère, mais n'avait pas eu de nouvelles depuis. Cela ne la tracassait plus. Elle lui en voulait de ne pas accorder plus d'importance à la mort de son père, l'homme que sa mère avait épousé et avec lequel elle avait vécu presque 15 années de sa vie, mais s'était rendue compte que quoi qu'elle puisse faire, cela n'allais pas lui ramené son père.

Comme chaque matin, elle se prépara une petite tasse de café avec son déjeuner, qu'elle prit le temps de boire en lisant le journal du matin, que Patrick avait pris la peine de remonter jusqu'à leur appartement avant de s'en aller travailler. Elle y vit qu'on y évoquait quelques petites affaires sans importance, comme les différents du Prince Philippe avec deux journalistes, mais s'attarda sur ce que les journalistes écrivirent concernant la réunion à l'OTAN et le problème Iranien : pas grand-chose à vrai dire, car les diplomates avaient préféré éviter les détails concernant cette affaire... Elle referma donc son journal et vida d'une traite la fin de son café. Elle rangea la vaisselle, enfila sa veste et pris son sac, ainsi que ses dossiers avant de sortir de son immeuble et de se rendre d'une démarche assez assurée vers son arrêt de bus au carrefour Schuman.
En arrivant à l'entrée de l'OTAN, elle fut surprise de ne pas croisée Déborah qui l'attendait toujours là, et se promis de l'appelée le soir même pour savoir si tout allait bien. Elle monta donc les marches de l'escalier principal du bâtiment afin de se diriger vers ses locaux, lorsque le responsable de la sécurité l'interpella.

-Madame Harper ?
-Oui.
-Je suis désolé, vous n'êtes pas autorisé à rejoindre vos locaux aujourd'hui.

Anne écarquilla les yeux.

-Excusez moi, je... je ne comprend pas très bien... arriva-t-elle à articuler.
-Vous êtes soupçonnée d'espionnage madame Harper. Veuillez me suivre s'il vous plait.

Anne ne comprenait pas du tout, et les battements de son c½ur commencèrent à accélérer. Elle suivit docilement le responsable de sécurité qui l'amena dans une pièce ou l'attendait déjà une petite dizaine d'officiers de police. La jeune femme se sentait totalement perdue et ignorait pourquoi on lui portait de telles accusations.
Un homme âgé d'une petite cinquantaine d'années s'avança vers elle.

-Bonjour. Je suis l'inspecteur Rougemont. Si nous sommes, là c'est que vous êtes soupçonnée d'avoir livrer des informations confidentielles au diplomates iraniens présent vendredi passé, et ainsi au gouvernement iranien. Nous aimerions donc vous poser quelques questions.

Il parlait d'une vois calme et apaisante, mais Anne ne se sentait pas plus rassurée.

-Excusez moi... mais... je... pourquoi...

Elle n'arrivait pas à prononcer quoi que ce soit. Tout ceci était tellement sérieux, et toutes les personnes présentes semblaient la croire coupable, qu'elle en perdait tous ses moyens.

-Je... n'ai absolument rien avoir avec tout ça ! finit-elle par dire.

Elle sentit le regard pesant de tous ces officiers dans la pièce et ne pu retenir les larmes qui commençaient à couler le long de ses joues. L'inspecteur prit un officier à part et lui murmura quelques paroles à l'oreille.

-C'est bon, on l'emmène au poste. dit-il à voix haute et à l'égard des autres officiers présents.
-Quoi ? cria Anne désespérée.

Elle n'eut pour tout réponse qu'un officier qui vint lui passer les menottes et l'emmena à la voiture de police. Anne ne sentait plus se jambes la porter, et était heureuse que ses collègues ne pouvaient pas la voir dans un état pareil, et dans une telle situation d'humiliation.
Lorsqu'elle fut assise à l'arrière de la voiture de police elle vit l'inspecteur s'asseoir à coté de l'officier qui l'avait emmené, avant que la voiture ne démarre.

-J'exige un avocat. articula Anne tant bien que mal.
-Ceci n'est qu'un interrogatoire mademoiselle. lui précisa l'inspecteur Rougemont. Vous n'êtes pas encore arrêtée.
-Alors comment expliquez-vous les menottes ?
-Question de sécurité. On ne rigole pas avec les affaires d'espionnages.

Anne ne répondit rien. A quoi, bon, la police avait toujours raison. Ses yeux brouillés de larmes, elle regarda le paysage de Bruxelles défilé devant elle. Elle aurait tant voulu appeler Patrick, il aurait su quoi faire dans cette situation... Arrivé au poste on l'emmena à l'intérieur où elle aperçu certains officiers entrain de jouer aux cartes, d'autres prenant leur travail sérieusement et croulant sous les dossiers, enregistrant les plaintes des gens, d'autres ayant arrêter des jeunes pour délinquance ou trafic de drogue...

-Emmenez-là dans mon bureau, j'arrive tout de suite. ordonna Rougemont à ses officiers.

La jeune femme se vit donc emmener à l'arrière du commissariat où on la fit asseoir alors qu'un officier la surveillait. Elle y découvrit un bureau impeccablement ranger, ce qui la surpris de la part d'un homme, inspecteur de police qui devait certainement ce préoccuper de choses plus importante que du rangement de son bureau. Ses larmes avaient cessée de couler, mais elle en avait les yeux rougis. Elle était inquiète car elle ignorait ce qui allait se passer : si elle se faire arrêter, ou si l'inspecteur prendrait le risque de la croire.




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Petit cadeau avant les vacances de Carnaval (hé oui, j'ai trouver quelques minutes pour débuter le chapitre 2)



# Posté le dimanche 28 janvier 2007 06:48

Modifié le mardi 06 février 2007 10:34